Reprise des cours Méditation Qi Gong et Taiji Quan à Valence

A partir de la semaine prochaine, nous reprenons les cours hebdomadaires à un rythme proche de la normale. À Valence : tous les horaires sont maintenus.

Lundi 09h00 MÉDITATION 10h00 QI GONG 11h00 TAIJI QUAN

Mardi 18h30 QI GONG 19h30 TAIJI QUAN

Jeudi 12h30 QI GONG

Dans la mesure du possible, tous les cours auront lieu en extérieur.

Lundi matin : Parc Benjamin Delessert

Mardi soir : Idem

Jeudi Midi : parc Jouvet sous les platanes

Lorsqu’il pleut ou qu’il s’apprête à pleuvoir, les cours auront lieu au Dojo.

L’utilisation du Dojo se fait suivant le respect des précautions sanitaires suivantes :

Gestes barrières obligatoires, port du masque conseillé

Pas de vestiaires, venir en tenue

Désinfection du tatami après chaque cours avec le matériel mis à disposition dans les sanitaires

laisser les chaussures à l’entrée sur les bancs

– se désinfecter les mains avec la solution hydroalcoolique disponible à l’entrée du Dojo

utilisation réduite au minimum des sanitaires du Dojo, chaque usager désinfecte à l’aide d’une lingette

Mouvements en forme de 8

Vous trouverez ci-dessous une vidéo présentant des mouvements que nous n’avons jamais fait en classe. Ils sont assez techniques, et lors de l’ouverture du pas, ils sont également assez physiques.

Avant de les faire, veillez donc à être bien échauffés, surtout au niveau des hanches et des genoux.

Le premier mouvement présenté est accessible à tous, bien qu’assez technique. Je le recommande vivement.

Cette série a été construite autour de la recherche de l’ouverture des hanches et de sa mobilité en forme de 8.

La recherche du 8

Dans la vidéo, les mouvements sont exécutés 3 fois de chaque côté. Je vous recommande dans un premier temps de les travailler un par un en séries plus longues. Puis éventuellement de les enchaîner ensuite avec le Zhan Zhuang.

Le premier mouvement sépare clairement le déplacement du poids du corps et le mouvement de rotation des hanches. Veillez donc à être clairs sur ce ce point. Attention de bien garder les pieds parallèles tout le long de ce mouvement. On s’assoit sur une jambe ; on pivote ; on déplace le poids à l’arrière sur l’autre jambe etc.

Le second mouvement s’effectue en position Ma Bu. On peut gérer la distance des jambes ou la hauteur de la posture pour avoir un certain confort dans la position. Le coeur du mouvement réside dans la rotation des hanches en forme de 8. Les mains balaye l’espace, comme si elles passaient l’éponge sur une table par exemple, en faisant de grands cercles. Il faut travailler à produire le mouvement des mains par le mouvement des hanches.

Le troisième mouvement, est exactement le même que le second mais en position haute. Une fois que l’on a la sensation du 8 dans le ventre, on peut l’exprimer avec moins d’amplitude externe et plus d’intensité interne. Cela est probablement accessible après un long moment de pratique.

Le quatrième mouvement, en Ma Bu, continue le même travail de 8, avec une variation sur le mouvement des mains, proche du mouvement « les mains comme des nuages ».

Bon courage !

Chez mon premier professeur, Maître Wang Zhi Ping, il y avait dans le jardin une table en marbre, avec une grosse pierre faite du même marbre posée dessus. Il fallait se mettre devant la table et polir en rond, polir, polir, polir en développant le mouvement Taiji.

La musique Chinoise de Gu Qin

Le Taiji Quan entretient un rapport privilégié avec la musique. C’est que tout deux sont traversés par la notion de rythme.

En Chine, on pratique très souvent le Qi Gong ou le Taiji avec un fond musical. La musique est choisie pour son tempo, mais aussi pour le sentiment qu’elle exprime : la paix du coeur.

Les instruments les plus utilisés sont : le Gu Qin 古琴, qui est une cithare sur table à septs cordes ; le Gu Zheng 古筝, qui est également une cithare sur table mais aux cordes beaucoup plus nombreuses ; la flûte droite Xiao 箫 en bambou ; la flûte traversière Di Zi 笛子et enfin le luth à manche court Pi Pa 琵琶.

L’instrument classique des lettrés chinois reste cependant le Gu Qin. Il a traversé des millénaires de culture, accompagnant les poètes, les calligraphes, les amateurs de vin, ou de solitude, les ermites ou les gens de lettres en général.

Un poème très connu de Wang Wei 王维 raconte ceci :

竹里馆

独坐幽篁里

弹琴复长啸

深林人不知

明月来相照

« Seul assis à l’ombre des bambous, je joue du Gu Qin et fredonne doucement.

Dans la forêt, pas un homme ; seule la lune m’éclaire tendrement. »

La musique de Gu Qin est sobre, intime, dénudée. Elle a ceci de spécial qu’elle n’est pas astreinte à un rythme fixe, compté. Elle est libre de se dérouler suivant le flux de l’instant. Elle peut retenir, ou laisser couler ; remplir l’espace d’une seule note longue et puissante, ou égrener mille harmoniques légères.

Ces thèmes favoris sont la représentation sonore de la nature : 平沙落雁 Ping Sha Luo Yan « L’oie sauvage descend sur une la plage », 梅花三弄 Mei Hua San Nong « Trois variations pour une fleur de Prunier », 流水 Liu Shui « L’eau qui coule », 渔樵问对 Yu Qiao Wen Dui « Le dialogue du pêcheur et du bûcheron », etc.

En cela, elle s’essaye à la recherche du retour à la Nature idéale, thème au centre de tous les arts chinois.

Il est fascinant, pour un amateur de Gu Qin d’apprécier le style de l’interprète. En effet, le répertoire y est plutôt restreint, et on retrouve très souvent les mêmes titres. Pourtant, pas une version la même : ici un silence suspendu, là une accélération faussement décalée.

Les grands interprètes contemporains sont 林友仁 Lin You Ren, 李祥霆 Li Xiang Ting. Mais beaucoup d’autres interprètes jouent de façon grandiose : à vous de trouver vos morceaux favoris !

Qi Gong quotidien : le mouvement unique

Vous trouverez ci-dessous une vidéo de mouvement de Qi Gong qui est à la fois idéale pour les débutants qui veulent s’initier au Qi Gong, pour les personnes familières avec la pratique mais qui ne retiennent pas toujours les différents mouvements, mais aussi pour les personnes plus habituées qui connaissent déjà plusieurs mouvements ou enchaînements.

Lors des séances que nous partageons ensemble, j’essaie de transmettre, par l’intermédiaire des mouvements, un esprit. C’est cet esprit, cette disposition d’esprit, qui a une valeur incommensurablement plus précieuse que les innombrables mouvements que l’on peut rencontrer dans les différentes traditions de Qi Gong.

Il est donc nécessaire, parfois, de revenir à la source même du Qi Gong, d’oublier la multitude des mouvements pour se concentrer uniquement sur l’essentiel. C’est le Qi Gong du mouvement unique.

On se met alors véritablement à l’étude. Une étude non pas intellectuelle, mais une étude par la sensation. Une étude du souffle et du ressenti. On choisit un mouvement, et on effectue une série au nombre indéfini. Chaque exécution du mouvement est unique ; malgré le nombre important de répétitions. À chaque fois, encore et encore, on plonge dans son mouvement. Il y a tant à apprendre d’UN mouvement !

L’étude par la sensation nécessite une « ouverture » d’esprit : c’est à dire qu’au cours des répétitions, on laissera une certaine liberté à son attention pour qu’elle puisse se poser sur telle ou telle partie ou dimension du mouvement. A tel moment, la sensation de confort interne due au vide de l’esprit, à tel autre : la sensation d’enracinement des pieds ; à tel moment : la respiration qui remplit le bas-ventre, à tel autre : les épaules et tout le corps qui se relâche etc.

Étudier un mouvement à fond, c’est étudier mille mouvements différents.

Qi Gong du mouvement unique

Petite (non- )histoire du Taiji Quan

L’histoire et l’origine du Taiji Quan sont des thèmes assez controversés, pleins de légendes et de flous historiques.

A propos de l’origine du Taiji Quan, les spécialistes se disputent aujourd’hui principalement autour de deux hypothèses : la naissance du Taiji Quan au village de Chen Jia Gou, dans le clan de la famille Chen ; ou bien dans les montagnes du Wudang par le légendaire Zhan San Feng.

Chen Wang Ting était un militaire haut placé de l’armée impériale à la fin de la dynastie Ming, vers 1650. Il aurait à l’époque créé une style de boxe d’une efficacité redoutable. Comme souvent à l’epoque, les styles de Gong Fu était jalousement gardés secrets. Maître Chen ne l’enseigna donc qu’à l’intérieur de son clan, la famille Chen. On n’utilisait encore pas le nom de Taiji Quan pour désigner son style, mais plutôt : la boxe des Chen, ou bien la Boxe Explosive (traduite parfois par « Poing Canon »).

Zhan San Feng était un moine qui étudia plusieurs années la boxe au temple bouddhiste de Shaolin, au douzième siècle cette fois. Il était passionné par l’art du Gong Fu et la recherche de l’éveil. Il quitta le temple de Shaolin pour errer en ermite et prolonger sa méditation. Arrivé au mont Wudang, il s’établit pour pratiquer résolument son Gong Fu. On raconte qu’un jour, voyant la bataille d’un serpent et d’une grue, il eut une illumination qui le mena à la création du Taiji Quan : le serpent l’avait emporté par ses mouvements circulaires, sa souplesse et son explosivité.

Il est à ce jour très difficile de départager les deux thèses par manque de preuves matérielles. Toutefois, une autre piste de réflexion est à mon humble avis envisageable : lors de mes études d’anthropologie, nous avons appris quelques notions d’épistémologie et de méthodologie scientifique. Le problème de la recherche de l’origine tient dans le fait qu’elle pose a-priori l’existence d’une seule source, d’un seul lieu et d’un seul moment de création. Comme si tout le Taiji Quan était le fruit des recherches d’une seule personne qui l’aurait inventé.

Avec les penseurs modernes (voir post-modernes) que sont Deleuze, Derrida, nous pouvons penser à déconstruire cette vision de l’unique origine. C’est d’ailleurs tout le propos des penseurs actuels du métissage (Laplantine).

Le Taiji Quan ne pourrait il pas être l’aboutissement d’un long développement, le résultat commun de la recherche de tous les nombreux maîtres du passé qui essayaient d’appliquer les règles du Dao aux arts martiaux ?

En effet, on pourrait définir le Taiji Quan comme l’art martial du Wu Wei – 無为 – ( le non-agir) le principe fondamental du Dao selon Lao Zi et Chuang Zi. N’y a-t-il pas pu avoir plusieurs fous du Dao au cours des âges pour s’adonner à la recherche du Wu Wei même dans l’efficacité martiale ?

Le mot lui-même : « Taiji Quan » est une création plutôt récente. N’a-t-il pas pu exister de multiples arts précurseurs de la boxe molle ? Nés en de multiples endroits ? Donnant lieux à de multiples traditions ? La controverse Wudang/village Chen nous apparaît finalement comme une opposition duelle assez pauvre. De multiples traditions ont pu naître en de multiples origines car le Taiji Quan est un esprit libre et fluide comme l’eau.

Stage de Qi Gong au mois d’octobre

Le stage de Qi Gong qui devait avoir lieu au mois d’avril est reporté au mois d’octobre.

Il aura lieu du jeudi 22 au dimanche 25 octobre 2020, au Centre Zen de la Falaise Verte. Arrivée dans l’après-midi, départ après le repas de midi. www.falaiseverte.org

Nous y pratiquerons bien sûr les fondamentaux du Qi Gong : respirations, Zhan Zhuang, pratique des 3 Dantian. Nous participerons aux assises Zazen (meditation zen) de la Falaise Verte. Et enfin nous apprendrons un enchaînement de Wudao Qi Gong.

Participation séjour (tous les repas biologiques, nuitées, salle de pratique) : 165€. Participation enseignement : 180€.

Contact : inspirmeditation@gmail.com ou 07 81 12 57 70

Enseignement en ligne privé

Suite aux mesures de confinement, nous essayons de maintenir une activité d’enseignement de nos disciplines favorites, Qi Gong et Taiji Quan.

Pour ce faire, de nombreuses vidéos sont mises en ligne. Une partie de ce contenu est mis à la disposition de tous, tandis que nous réservons une autre partie aux élèves et amis de notre groupe.

Si jamais vous avez été oublié(e) et que vous désirez avoir accès aux vidéos et aux enseignements, merci de nous contacter par mail : inspirmeditation@gmail.com

Bonne pratique !

Dan Bian – Simple fouet

S’entraîner à simple fouet de chaque côté.

Dan Bian – Simple fouet

Conseils pour la pratique :

• Respecter les « Liu He », les « 6 unions » : chevilles/poignets – genoux/coudes – hanches/épaules. Ce qui permet d’aligner la structure corporelle, donne une cohérence à la posture ainsi que une puissance potentielle.

Inspir – lever les mains. Expir – prise de position de main en crochet. Inspir– lever main et jambe. Expir – pousser, presser, casser le poignet en avançant le poids.

Et bien sûr, équilibre, fluidité, synchronisation du mouvement, relâchement.