Rentrée Septembre 2020

Les cours de méditation, Qi Gong et Taiji Quan se poursuivent à la rentrée de septembre 2020, à Valence, Privas et Lyas.

Les cours d’essai sont gratuits, les personnes qui viennent pour la première fois peuvent venir à la date qui leur convient.

L’ideal est bien sûr de commencer le plus tôt possible dans la saison, mais les inscriptions restent ouvertes tout le long de l’année – sous réserve de places disponibles.

Dates de rentrée :

Valence : Lundi 7 septembre au Dojo Traditionnel rue Chorier

http://www.dojovalence.fr

Privas : forum des associations le samedi 5 septembre avec journée portes ouvertes à la Residanse du Lac.

Reprise des cours la semaine du 14, donc vendredi 18 septembre.

http://www.laresidansedulac.fr

Lyas : Semaine du 7 septembre, à la Mairie de Lyas, au Petit Tournon

Pour les horaires de chaque ville, merci vous reporter aux onglets du site :

Valence

Privas

Lyas

Dernière après-midi de la saison : Qi Gong à la Falaise Verte

Nous organiserons la dernière après-midi Qi Gong et méditation à la Falaise Verte de la saison.

Celle-ci ne peut avoir lieu que le dimanche 28 juin après midi.
Nous proposons donc de commencer la pratique à 15h pour finir vers 18h, avec une séance de Qi Gong au Dojo suivie d’une séance de zazen au Zendo.

Cet événement est ouvert à toutes et à tous et peut également faire office de découverte de notre pratique.

Ce sera le dernier événement Qi Gong avant les grandes vacances.

Nous demandons comme d’habitude une participation de 30€ + 5€ pour la Falaise Verte.

Rentrée Septembre 2020 au Dojo de Valence

Les cours de méditation, Qi Gong et Taiji Quan se poursuivent à la rentrée de septembre 2020.

Tous les cours sont maintenus et plusieurs autres sont ouverts. Les nouveaux créneaux concernent le jeudi soir avec Qi Gong et Taiji Quan. Nous aurons également la possibilité d’ouvrir un cours pour les « avancés » en fin de soirée le mardi, avec notamment pratique à deux en Tuishou.

Voici donc le planning complet méditation, Qi Gong Taiji pour 2020 à Valence :

Lundi : 09h00 Méditation 10h00 Qi Gong 11h00 Taiji Quan

Mardi : 18h30 Qi Gong 19h30 Taiji Quan (tous niveaux) 20h30 Taiji (niveau 2 et tuishou)

Jeudi : 12h30 Qi Gong 18h00 Qi Gong 19h00 Taiji Quan (horaire exact à confirmer)

Nous aurons également la possibilité d’organiser des stages mensuels réguliers le samedi matin.

Les personnes voulant faire un cours d’essai gratuit sont les bienvenues. Elles peuvent même venir essayer en cette fin de saison, juin juillet 2020.

Enfin, pour permettre aux débutants de s’initier au Taiji Quan, nous organiserons très probablement un court stage d’initiation à la rentrée.

Reprise des cours Méditation Qi Gong et Taiji Quan à Valence

A partir de la semaine prochaine, nous reprenons les cours hebdomadaires à un rythme proche de la normale. À Valence : tous les horaires sont maintenus.

Lundi 09h00 MÉDITATION 10h00 QI GONG 11h00 TAIJI QUAN

Mardi 18h30 QI GONG 19h30 TAIJI QUAN

Jeudi 12h30 QI GONG

Dans la mesure du possible, tous les cours auront lieu en extérieur.

Lundi matin : Parc Benjamin Delessert

Mardi soir : Idem

Jeudi Midi : parc Jouvet sous les platanes

Lorsqu’il pleut ou qu’il s’apprête à pleuvoir, les cours auront lieu au Dojo.

L’utilisation du Dojo se fait suivant le respect des précautions sanitaires suivantes :

Gestes barrières obligatoires, port du masque conseillé

Pas de vestiaires, venir en tenue

Désinfection du tatami après chaque cours avec le matériel mis à disposition dans les sanitaires

laisser les chaussures à l’entrée sur les bancs

– se désinfecter les mains avec la solution hydroalcoolique disponible à l’entrée du Dojo

utilisation réduite au minimum des sanitaires du Dojo, chaque usager désinfecte à l’aide d’une lingette

Mouvements en forme de 8

Vous trouverez ci-dessous une vidéo présentant des mouvements que nous n’avons jamais fait en classe. Ils sont assez techniques, et lors de l’ouverture du pas, ils sont également assez physiques.

Avant de les faire, veillez donc à être bien échauffés, surtout au niveau des hanches et des genoux.

Le premier mouvement présenté est accessible à tous, bien qu’assez technique. Je le recommande vivement.

Cette série a été construite autour de la recherche de l’ouverture des hanches et de sa mobilité en forme de 8.

La recherche du 8

Dans la vidéo, les mouvements sont exécutés 3 fois de chaque côté. Je vous recommande dans un premier temps de les travailler un par un en séries plus longues. Puis éventuellement de les enchaîner ensuite avec le Zhan Zhuang.

Le premier mouvement sépare clairement le déplacement du poids du corps et le mouvement de rotation des hanches. Veillez donc à être clairs sur ce ce point. Attention de bien garder les pieds parallèles tout le long de ce mouvement. On s’assoit sur une jambe ; on pivote ; on déplace le poids à l’arrière sur l’autre jambe etc.

Le second mouvement s’effectue en position Ma Bu. On peut gérer la distance des jambes ou la hauteur de la posture pour avoir un certain confort dans la position. Le coeur du mouvement réside dans la rotation des hanches en forme de 8. Les mains balaye l’espace, comme si elles passaient l’éponge sur une table par exemple, en faisant de grands cercles. Il faut travailler à produire le mouvement des mains par le mouvement des hanches.

Le troisième mouvement, est exactement le même que le second mais en position haute. Une fois que l’on a la sensation du 8 dans le ventre, on peut l’exprimer avec moins d’amplitude externe et plus d’intensité interne. Cela est probablement accessible après un long moment de pratique.

Le quatrième mouvement, en Ma Bu, continue le même travail de 8, avec une variation sur le mouvement des mains, proche du mouvement « les mains comme des nuages ».

Bon courage !

Chez mon premier professeur, Maître Wang Zhi Ping, il y avait dans le jardin une table en marbre, avec une grosse pierre faite du même marbre posée dessus. Il fallait se mettre devant la table et polir en rond, polir, polir, polir en développant le mouvement Taiji.

La musique Chinoise de Gu Qin

Le Taiji Quan entretient un rapport privilégié avec la musique. C’est que tout deux sont traversés par la notion de rythme.

En Chine, on pratique très souvent le Qi Gong ou le Taiji avec un fond musical. La musique est choisie pour son tempo, mais aussi pour le sentiment qu’elle exprime : la paix du coeur.

Les instruments les plus utilisés sont : le Gu Qin 古琴, qui est une cithare sur table à septs cordes ; le Gu Zheng 古筝, qui est également une cithare sur table mais aux cordes beaucoup plus nombreuses ; la flûte droite Xiao 箫 en bambou ; la flûte traversière Di Zi 笛子et enfin le luth à manche court Pi Pa 琵琶.

L’instrument classique des lettrés chinois reste cependant le Gu Qin. Il a traversé des millénaires de culture, accompagnant les poètes, les calligraphes, les amateurs de vin, ou de solitude, les ermites ou les gens de lettres en général.

Un poème très connu de Wang Wei 王维 raconte ceci :

竹里馆

独坐幽篁里

弹琴复长啸

深林人不知

明月来相照

« Seul assis à l’ombre des bambous, je joue du Gu Qin et fredonne doucement.

Dans la forêt, pas un homme ; seule la lune m’éclaire tendrement. »

La musique de Gu Qin est sobre, intime, dénudée. Elle a ceci de spécial qu’elle n’est pas astreinte à un rythme fixe, compté. Elle est libre de se dérouler suivant le flux de l’instant. Elle peut retenir, ou laisser couler ; remplir l’espace d’une seule note longue et puissante, ou égrener mille harmoniques légères.

Ces thèmes favoris sont la représentation sonore de la nature : 平沙落雁 Ping Sha Luo Yan « L’oie sauvage descend sur une la plage », 梅花三弄 Mei Hua San Nong « Trois variations pour une fleur de Prunier », 流水 Liu Shui « L’eau qui coule », 渔樵问对 Yu Qiao Wen Dui « Le dialogue du pêcheur et du bûcheron », etc.

En cela, elle s’essaye à la recherche du retour à la Nature idéale, thème au centre de tous les arts chinois.

Il est fascinant, pour un amateur de Gu Qin d’apprécier le style de l’interprète. En effet, le répertoire y est plutôt restreint, et on retrouve très souvent les mêmes titres. Pourtant, pas une version la même : ici un silence suspendu, là une accélération faussement décalée.

Les grands interprètes contemporains sont 林友仁 Lin You Ren, 李祥霆 Li Xiang Ting. Mais beaucoup d’autres interprètes jouent de façon grandiose : à vous de trouver vos morceaux favoris !

Qi Gong quotidien : le mouvement unique

Vous trouverez ci-dessous une vidéo de mouvement de Qi Gong qui est à la fois idéale pour les débutants qui veulent s’initier au Qi Gong, pour les personnes familières avec la pratique mais qui ne retiennent pas toujours les différents mouvements, mais aussi pour les personnes plus habituées qui connaissent déjà plusieurs mouvements ou enchaînements.

Lors des séances que nous partageons ensemble, j’essaie de transmettre, par l’intermédiaire des mouvements, un esprit. C’est cet esprit, cette disposition d’esprit, qui a une valeur incommensurablement plus précieuse que les innombrables mouvements que l’on peut rencontrer dans les différentes traditions de Qi Gong.

Il est donc nécessaire, parfois, de revenir à la source même du Qi Gong, d’oublier la multitude des mouvements pour se concentrer uniquement sur l’essentiel. C’est le Qi Gong du mouvement unique.

On se met alors véritablement à l’étude. Une étude non pas intellectuelle, mais une étude par la sensation. Une étude du souffle et du ressenti. On choisit un mouvement, et on effectue une série au nombre indéfini. Chaque exécution du mouvement est unique ; malgré le nombre important de répétitions. À chaque fois, encore et encore, on plonge dans son mouvement. Il y a tant à apprendre d’UN mouvement !

L’étude par la sensation nécessite une « ouverture » d’esprit : c’est à dire qu’au cours des répétitions, on laissera une certaine liberté à son attention pour qu’elle puisse se poser sur telle ou telle partie ou dimension du mouvement. A tel moment, la sensation de confort interne due au vide de l’esprit, à tel autre : la sensation d’enracinement des pieds ; à tel moment : la respiration qui remplit le bas-ventre, à tel autre : les épaules et tout le corps qui se relâche etc.

Étudier un mouvement à fond, c’est étudier mille mouvements différents.

Qi Gong du mouvement unique

Petite (non- )histoire du Taiji Quan

L’histoire et l’origine du Taiji Quan sont des thèmes assez controversés, pleins de légendes et de flous historiques.

A propos de l’origine du Taiji Quan, les spécialistes se disputent aujourd’hui principalement autour de deux hypothèses : la naissance du Taiji Quan au village de Chen Jia Gou, dans le clan de la famille Chen ; ou bien dans les montagnes du Wudang par le légendaire Zhan San Feng.

Chen Wang Ting était un militaire haut placé de l’armée impériale à la fin de la dynastie Ming, vers 1650. Il aurait à l’époque créé une style de boxe d’une efficacité redoutable. Comme souvent à l’epoque, les styles de Gong Fu était jalousement gardés secrets. Maître Chen ne l’enseigna donc qu’à l’intérieur de son clan, la famille Chen. On n’utilisait encore pas le nom de Taiji Quan pour désigner son style, mais plutôt : la boxe des Chen, ou bien la Boxe Explosive (traduite parfois par « Poing Canon »).

Zhan San Feng était un moine qui étudia plusieurs années la boxe au temple bouddhiste de Shaolin, au douzième siècle cette fois. Il était passionné par l’art du Gong Fu et la recherche de l’éveil. Il quitta le temple de Shaolin pour errer en ermite et prolonger sa méditation. Arrivé au mont Wudang, il s’établit pour pratiquer résolument son Gong Fu. On raconte qu’un jour, voyant la bataille d’un serpent et d’une grue, il eut une illumination qui le mena à la création du Taiji Quan : le serpent l’avait emporté par ses mouvements circulaires, sa souplesse et son explosivité.

Il est à ce jour très difficile de départager les deux thèses par manque de preuves matérielles. Toutefois, une autre piste de réflexion est à mon humble avis envisageable : lors de mes études d’anthropologie, nous avons appris quelques notions d’épistémologie et de méthodologie scientifique. Le problème de la recherche de l’origine tient dans le fait qu’elle pose a-priori l’existence d’une seule source, d’un seul lieu et d’un seul moment de création. Comme si tout le Taiji Quan était le fruit des recherches d’une seule personne qui l’aurait inventé.

Avec les penseurs modernes (voir post-modernes) que sont Deleuze, Derrida, nous pouvons penser à déconstruire cette vision de l’unique origine. C’est d’ailleurs tout le propos des penseurs actuels du métissage (Laplantine).

Le Taiji Quan ne pourrait il pas être l’aboutissement d’un long développement, le résultat commun de la recherche de tous les nombreux maîtres du passé qui essayaient d’appliquer les règles du Dao aux arts martiaux ?

En effet, on pourrait définir le Taiji Quan comme l’art martial du Wu Wei – 無为 – ( le non-agir) le principe fondamental du Dao selon Lao Zi et Chuang Zi. N’y a-t-il pas pu avoir plusieurs fous du Dao au cours des âges pour s’adonner à la recherche du Wu Wei même dans l’efficacité martiale ?

Le mot lui-même : « Taiji Quan » est une création plutôt récente. N’a-t-il pas pu exister de multiples arts précurseurs de la boxe molle ? Nés en de multiples endroits ? Donnant lieux à de multiples traditions ? La controverse Wudang/village Chen nous apparaît finalement comme une opposition duelle assez pauvre. De multiples traditions ont pu naître en de multiples origines car le Taiji Quan est un esprit libre et fluide comme l’eau.